petits périples

Hélène Raymond


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Le ketchup de ma mère …

On est, ou pas, ketchup et marinades… ça dépend des familles, de ce qui garnissait la table. Disons que j’ai hérité, des deux branches de mon arbre généalogique, d’un goût certain pour le vinaigre. En particulier pour  les ketchups.

J’aime  l’odeur vinaigrée qui pénètre les murs de la maison; celle de la cannelle, des clous de girofle, des piments de la Jamaïque (en version contemporaine); ce sont les couleurs qui se transforment au fil de la cuisson, les oignons qui fondent, le céleri  croquant.

Chez mes parents, chaque année ramenait le commentaire: «Ça goûte celui que ma mère faisait», disait papa. Ou ça ne goûtait pas, selon la saison. Celui de sa mère, de ses sœurs se faisait avec des tomates vertes; qui commençaient à peine à mûrir (pas des variétés vertes, plutôt celles que l’automne prend par surprise et qui n’ont pas le temps de prendre leur couleur). Chez ma mère, on cuisait les tomates rouges. Il y avait «des» ketchups sur notre table. Des signatures de famille.

Une année, on a mis papa au défi de perpétuer sa recette de famille. Lire la suite


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La «ratatouille» des Cinque Terre

Comment prolonger le voyage? Faire durer les souvenirs? En entretenant quelques amitiés qui naissent au fil de la route; en revenant dans ses photos de temps à autre; en tentant, une fois rentré chez soi, de reproduire un plat.Vous avez déjà essayé? D’un séjour en Italie, quelques recettes ont mérité de se retrouver au menu. Des façons simples, savoureuses, de servir les légumes. À condition d’y mettre le temps!

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Une journée «tomate»

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La corvée se met en branle dans trois maisons. Il s’agit d’abord d’ébouillanter et peler une trentaine de kilos de tomates italiennes. Puis, nous nous retrouvons pour travailler dans notre jardin et chez  nos voisins immédiats. Les sauces cuiront dehors, sur un rond  à induction. Un outil formidable. Les autoclaves ne sont qu’à quelques pas.

«Vincent le canneux» conserves.blogspot.ca nous fournira la recette de marinara. Toute simple, bien huileuse. Nous improviserons la suivante, un classique du quartier qui se transforme selon ce que nous avons à portée de main : oignon, ail, courgette, poivron grillé et tomates! Enfin, les tomates qui restent seront  ajoutées à  l’oignon et à l’ail émincés finement et «passées» pour 30 pots de 125 ml.

DSCN5826Toutes les tomates été  égouttées avant la cuisson pour éliminer une partie de l’eau. Le résultat donne des sauces qui cuisent rapidement et très sucrées au final.

En même temps, quelques kilos de tomates sèchent  dans le déshydrateur installé sur la galerie et, pour la première fois, nous «cuisons», au four,  les pelures, avant de les pulvériser.  Ce qui devrait donner un «concentré» de tomates.

Au bout d’une dizaine d’heures, nous obtenons  48 pots de 500 ml; 30 de 250 ml à partager. Et quelques cuillérées à table de poudre de pelure de tomates.